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  • Ciel d'une nuit d'été à Buenos Aires

    Les tragédies de la semaine semblent avoir suspendu le temps, et pourtant les saisons continuent de tourner. Depuis ma fenêtre, au 14e étage d'un immeuble du quartier de Congreso, le ciel estival offre des spectacles à couper le souffle. Rappelant que nous sommes des petits grains minuscules dans l'univers, mais des grains qui ont parfois un grain. Des grains qui ont perdu la capacité de s'émerveiller, de voir et protéger ce monde qui soutient notre marche.

    Enfin, j'aurais bien envie d'inviter tout plein de monde à ma fenêtre, pour qu'on regarde ensemble comme le ciel flamboie sans brûler qui que ce soit, comme le ciel hypnotise en invitant à l'enchantement. On boirait quelques verres, et on se raconterait des blagues. On se dirait que la vie est belle.

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  • Tribune pour Charlie

    Jje suis charlie.jpge ne lisais pas Charlie Hebdo. Et il est évident que ceux qui se sont mobilisés ne le lisaient pas tous, le tirage de Charlie n’était que de 60 000 par semaine. Je ne dirais pas non plus que tous les dessins de Charlie Hebdo, pour ceux que je voyais dans les kiosques et les autres que j’ai largement vus depuis ce funeste mercredi, me paraissaient drôles. Je n’étais pas non plus forcément d’accord avec leur traitement de l’actualité. Et pourtant, si, #jesuischarlie.

    Je suis Charlie, parce que l’attentat est odieux (ô dieu !). La volonté d’annihilation totale, de destruction complète, me choque viscéralement.

    Je suis Charlie, parce que derrière sa provocation « bête et méchante », son rire féroce (pas toujours de bon goût ou pas au mien), se trouvait une équipe de journalistes/ dessinateurs avant tout pacifistes, droit dans leurs bottes contre la connerie où qu’elle se situe, capables de lutter contre ce parfois si terrible « esprit de sérieux ». Des amants de la vie et du rire, des observateurs lucides…

    Je suis Charlie, parce que je veux vivre dans une société libre, ouverte à la critique et aux différentes voix. Même si je sais que c’est un équilibre fragile et qu’on aimerait parfois que certaines voix ne soient pas entendues. Très difficile exercice !

    Je suis Charlie et j’aimerais comprendre. Qui a fait ça ? Au nom de quoi ? Au nom de qui ? Qui veut semer la terreur et la discorde ?

    Je suis Charlie et je regrette que nous ayons attendu la mort de ces 12 victimes, pour qu’on se demande enfin :  Comment notre société arrive-t-elle à ça ?  Quelle est la responsabilité des puissances occidentales dans ce qu’on appelle l’ « islamisation radicale » ? Qui vend les armes aux djihadistes ? Quels intérêts (gigantesques) sont en jeu ? Qui est responsable de la poudrière au Moyen-Orient ? Qui se rend bien compte/ connaît la mesure des désastres humanitaires en Syrie, en Irak, en Libye, etc. (la faute à qui) ? Qui est prêt à se lever et dire « non » à ces massacres de civils ?

    Je suis Charlie et j’aimerais qu’on vive dans une société moins orientée vers la consommation toute-puissante, l’argent-roi, où l’on cherche à mieux connaître et comprendre autrui, où l’éducation se joue ailleurs que sur des plateaux de télé-réalité, où la solidarité n’est pas un vain mot.

    Je suis Charlie et je garde espoir.

  • Paris, encore

    Chaque fois que je retourne à Paris, je me demande comment j'ai pu y passer une année entière, celle d'hypokhâgne, sans presque jamais aller voir la Seine. La faute aux livres sans doute.

    Chaque fois que je retourne à Paris, je me dis que la folie des rois a fait de cette ville un enchantement, et que le travail de l'homme, de l'architecte à l'ouvrier en passant par l'ingénieur est (quoi que pense mon frère des architectes ;-) capable des plus beaux miracles.

    Chaque fois que je retourne à Paris, je reviens à la Cour carrée du Louvre une fois la nuit tombée. On franchit les arches, le bruit de la ville s'envole et l'on voit apparaître sur les murs des êtres bien réels prêts à s'extraire de la pierre pour entamer une danse venue d'un autre âge.... Sauf que, non!! Pas cette fois! Qu'a-t-on donc fait des extraordinaires illuminations de la Cour Carrée ? Pourquoi les personnages se sont-ils rendormis dans les façades ? Pourquoi les lumières se sont-elles éteintes ? Je veux revoir les muses, les dieux et déesses alanguis, se réveiller et redonner à la Cour Carrée sa magie envolée !

     

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