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santa fe

  • A Santa Catalina, encore une fois

    C’est une chance d’avoir des amis comme les nôtres… Nous sommes partis le WE dernier dans la province de Santa Fe, pour passer 4 jours dans l’estancia d’André et Monique, les parents de notre copine Emilie. Nous y avions déjà passé quelques jours il y a un peu plus d’un an.

    Quel plaisir que de retrouver les paysages incroyables du delta du Parana : le calme de l’immense fleuve, le labyrinthe des îles, les oiseaux siffleurs, les arbres fastueux. Passer de Buenos Aires à Santa Catalina, c’est un peu comme découvrir le goût de la gariguette.

    Repas de fête, repos sous les arbres repus, puis glisser sur le fleuve à l’aube pour découvrir les prises dans les filets, plus tard tendre la canne à pêche aux poissons décidément fuyants !, regarder les nénuphars où l’on pourrait dormir et leurs fleurs à la chair tendre, craindre les palometas, piranhas locaux aux dents redoutablement effilées, mais moins que celles du Vampire !

    Que de beaux moments passés autour de la table, cuantas risas !

    Mais oui, nous reviendrons :-)

     

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  • Sol Santafesino

    Sortir de Buenos Aires.
    Fuir la ville tentaculaire.

    Laisser pour un instant, pour un instant seulement, les trottoirs trop parcourus, les pavés déglingués, les colectivos en roue libre, les cancans nocturnes, les néons de Corrientes, la vie bruissante de Palermo & cie.

     

    Partir au vert.
    Voir les autres couleurs de l’hiver.

    700 kms à peine, la nuit, une épopée en bus. Elle se dresse, silencieuse, au bout de son allée de cèdres et d’eucalyptus. Santa Catalina. Son jardin planté d’orangers, de citronniers, de cactus et d’avocatiers. Des oiseaux chantent. Des milliers. Ils viennent du fleuve, là-bas, juste de l’autre côté. Au pied de l’estancia séculaire, il court, il glisse, le fleuve San Javier. Delta du Parana. De l’eau et des îles à perte de vue : à 15 kms il faut imaginer en songe, l’autre province, Entre Rios.

    Seuls face au fleuve pour 4 jours, à sentir le soleil, la peau émoustillée, fouler l’herbe, titiller le poisson doré qui se cache au fond de l’eau, observer le cardinal, appeler le veau à peine arrivé sur l’île que la crue récente a rendue apparente. Au village, Santa Rosa, on fête la Sainte patronne ; une escapade pour voir les gauchos défiler (mais aussi toutes les écoles, le camion-poubelle !, et pour clore la marche, une fois les bourrins passés… les « indigènes ». Parfum de scandale quand même ; quelle est la place des Indigènes dans la société argentine ? La fin de peloton, toujours).
    Le  soir, le folklore et la cumbia résonnent, tandis que l’on part retrouver le silence envoûtant de Santa Catalina.

     

    Se lever tôt, mais pas trop. C’est l’hiver.
    A 7h, lentement, profiter de l’ « amanecer ».

    Le soleil se lève sur le delta du Parana. Soleil aux couleurs incendiaires. Départ pour les îles. Journée de pêche. La nature vierge enchante. A 3, ils réussissent en 4h à pêcher à peine une dizaine de poissons dorés (pêche durable…). Sur l’île sauvage, nous avons posé une petite table ; préparé le feu. Bientôt le poisson tout frais glisse dans nos gosiers. Délices du repas auto-procuré !

    Les heures passent, encore quelques cannes usées, mais le poisson se faufile, se fait rebelle. A 19h, le soleil est déjà tombé et l’on repart. La lumière s’éteint sur le fleuve, du rose émaille le bleu profond. Les arbres nus jouent les acteurs de ce spectacle hypnotisant. Des vols de canard, de grues, dans les buissons le long du fleuve, des lucioles par centaines ouvrent la voie. Sur la barque du retour, le vent est frais, encore une fois le silence roi. Paz…

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    © photos : Isabelle Laumonier

  • Week-end à Santa Fé... ou presque !

     

    Ce WE, j’aurais dû être dans les champs verts de Santa Fé, à 700 kms de Buenos Aires…

    Là, précisément :

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    Nous avions en effet prévu depuis 2 mois avec mes collègues de partir 3 jours ensemble, dans l’estancia d’une amie.

    Evidemment, c’était sans pouvoir imaginer que précisément le jour de notre départ, allait commencer une grève nationale des bus de longue distance.

    Pas un seul bus (« micro ») depuis jeudi dernier dans tout le pays… sachant que l’Argentine (à l’image de tout le continent) est un pays où les gens se déplacement quasi-exclusivement avec ce moyen de transport. Le réseau ferroviaire argentin, gigantesque à la fin des années 1920, a progressivement été abandonné, et les avions restent réservés aux personnes dont les ressources financières sont plus importantes (les billets d’avion coûtent généralement le double des billets de bus).

    A l’heure actuelle, les médias estiment que 100 000 personnes ont été touchées par la grève.

    Aïe, aïe, aïe…

  • Un voyage à Rosario, province de Santa Fe (1ere partie)

    Après avoir fait un petit saut quelques heures à la maison entre samedi soir et dimanche après-midi, je repartais pour Rosario.

    Rosario, la plus grande ville de la province de Santa Fe, est située à 4h de bus de Buenos Aires. Je ne l’avais jamais visitée. C’est une ville qui ne fait pas vraiment partie du circuit touristique en Argentine, bien que tous les Argentins que j’aie rencontrés ne m’en aient dit que du bien.

    Toutefois mon déplacement n’avait pas un motif touristique sinon amical. Une amie suédoise que j’avais connue en Allemagne il y a 12 ans, Josefin, était à Rosario pour un mois, en visite avec sa fille chez les grands-parents de celle-ci. Une telle occasion ne pouvait pas se rater ! Nous ne nous étions jamais revues depuis 12 ans, alors pour une fois que nous étions sur le même territoire …

    Par la même occasion, je contactais Mateo, un ami argentin rencontré à Mendoza lors de mon tour du monde.

    Dimanche à 15h, je montais donc dans un bus à Retiro, la grande station de « micro » de Buenos Aires. Aussitôt une étrange bouffée de nostalgie : revenir dans cette gare routière que j’avais parcourue en long, en large et en travers il y a deux ans, lors de mon périple argentin, me laissait l’esprit semi-flottant dans le souvenir de l’errance choisie (mi-fugue, mi-raison).

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    4h de pampa à parcourir. Une étendue plate, des champs à perte de vue, une route toute droite. Le ciel mi-figue, mi-raisin, c’est l’été, le ciel oscille entre soleil et noir éclat des nuages. Je pense devant le paysage qui défile « où sont les vaches ? mais oui, où sont les vaches ? ». Je finis par faire l’hypothèse que la viande argentine est fabriquée dans des usines de cuisine moléculaire, et qu’elle ne provient en rien d’un animal à 4 pattes, broutant l’herbe fraîche.

     

     

    Au bout de 4h, Rosario se profile ; on rentre dans la ville là où sont installés les bidonvilles. Plus loin, quand le centre s’approche, je vois que Rosario ne manque pas de charme, de belles avenues ombragées et de belles maisons bien entretenues.

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    Mateo m’a réservé un lit au Rosario Inn Hostel. Nous nous y retrouvons. C’est l’atardecer, le crépuscule. Après la violente pluie qui est tombée dans l’après-midi, le ciel n’est pas loin de s’enflammer dans un dernier soupir. On se promène dans la lumière rosée qui berce l’immense Parana.  Tandis que nous bavardons avec Mateo, je réalise que cette ville est déjà en train de poser sur moi son empreinte indélébile. Je me sens la fille du fleuve. Est-ce d’avoir grandi près du Clain ?!


    Une Quilmés, une pizza, tout plein de sujets de conversation pour compenser les 2 années qui viennent de s’écouler, encore une Stella un peu plus tard ; le goût des retrouvailles!

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    Lorsque je rentre à l’auberge de jeunesse, je discute un bon moment avec la Hollandaise qui dort dans le même dortoir que moi. Elle fait un tour du monde de 6 mois, nous échangeons sur cette expérience commune. Encore une fois, j’ai l’impression étrange et envoûtante de revenir 2 ans en arrière. Le temps n’est pas passé, en une seconde je suis en 2009, le temps se rétrécit, se confond.

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    Le lendemain, quand je me réveille, Tanya est partie.

    Le temps est parfait pour une promenade matinale, je retourne marcher au bord du fleuve immense sur lequel passent des cargots gigantesques, certains chinois, où vont-ils ? quelles richessent draîne ainsi le Parana ? Je regarde les gens courir, les gens marcher, et les bancs vides ; dans un club de sport, un petit-déjeuner servi en extérieur met de la bonne humeur sur le fleuve. De grands immeubles modernes dominent le courant et les îles, 60 kms avant la ville d’en-face !

     

     

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    En revenant vers le centre, je retrouve l’agitation tranquille de cette ville de province. Je passe devant la maison de naissance de Che Guevara. Ernesto, né rosarino un peu par hasard, n’y est pas resté bien longtemps. Quel contraste entre cette ville qui paraît riche et tranquille et la trajectoire bouillonnante et révolutionnaire du Che !

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    J’ai souvent la tête en l’air avec des idées qui se bousculent dedans.


    J’aime le voyage. Décidément.

     



    PS : évidemment, j’aurais dû visiter Rosario avant. Depuis la 6e et l’initiation à l’espagnol, je répète sans cesse, « Me llamo Rosario » ; c’est le nom que m’avait donné la professeur, peut-être madame Destouches. Ce devait être un signe.