UA-113291451-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 2

  • Un voyage à Rosario, province de Santa Fe (2e partie)

    2.JPG

     

    Après avoir défaçadé la ville et dévisagé ses habitants, j’ai pris le chemin de la maison de Norma et Geraldo, où je retrouvais Josefin. 12 années passées depuis Tübigen ! Nous ne nous étions jamais revues ; je me souviens surtout des fêtes suédoises que Josefin et les autres étudiants suédois organisaient : la fête de la fertilité, la Sainte-Lucie, et puis évidemment, nous avions en commun les innombrables fêtes Erasmus partagées à Fichtenweg, la cité universitaire de Tübingen !

     

    DSCN8923.JPG

    Josefin n’a pas changé d’un pouce. Elle me présente sa fille, Amanda, et les grands-parents : Norma et Geraldo. Nous passons de très bons moments tous ensemble, avec un provolone grillé, des brochettes de bœuf, des empanadas, une énorme glace, et des discussions sur l’Argentine, le tango (Geraldo est un des plus grands collectionneurs d’Argentine, il anime depuis 30 ans une émission de radio sur le tango), la France (Norma est professeur de français), et quand Josefin et moi partons nous promener seules, nous nous résumons les 12 années passées.

    La conversation ne tarit pas jusqu’au lendemain, où nous partons nous balader et déjeuner dans le centre-ville de Rosario. Dans la chaleur et sous un ciel toujours aussi bleu, nous déambulons sur Oroño, le grand boulevard de la ville. C’est vraiment un chouette moment que de se retrouver ainsi, en effaçant d’un seul coup de balai la distance du temps passé.

     

     



    DSCN8931.JPGL’après-midi avance et je dois bientôt reprendre le bus pour Buenos Aires. Je remercie encore 1000 fois Norma et Gerardo pour leur adorable accueil, un grand abrazo à Josefin. On se donne rendez-vous une prochaine fois à Paris ou en Suède.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    DSCN8934.JPG

    Sur la route du retour, je souris car enfin je vois des vaches.

     

     Le soleil est en feu.

    Quand j’arrive à Buenos Aires, il fait nuit noire. Je prends le taxi et peste sur le tarif (il y a deux semaines les prix ont augmenté de 26%, décision du gouvernement de la municipalité. Sacré Macri…)

    Je retrouve avec joie mon petit homme, à peine entrevu depuis une semaine. Retour au quotidien, désordre, douceur et recherche d’emploi !

     

    > Toutes les photos de Rosario



    DSCN8936.JPG

     

     

     

  • Un voyage à Rosario, province de Santa Fe (1ere partie)

    Après avoir fait un petit saut quelques heures à la maison entre samedi soir et dimanche après-midi, je repartais pour Rosario.

    Rosario, la plus grande ville de la province de Santa Fe, est située à 4h de bus de Buenos Aires. Je ne l’avais jamais visitée. C’est une ville qui ne fait pas vraiment partie du circuit touristique en Argentine, bien que tous les Argentins que j’aie rencontrés ne m’en aient dit que du bien.

    Toutefois mon déplacement n’avait pas un motif touristique sinon amical. Une amie suédoise que j’avais connue en Allemagne il y a 12 ans, Josefin, était à Rosario pour un mois, en visite avec sa fille chez les grands-parents de celle-ci. Une telle occasion ne pouvait pas se rater ! Nous ne nous étions jamais revues depuis 12 ans, alors pour une fois que nous étions sur le même territoire …

    Par la même occasion, je contactais Mateo, un ami argentin rencontré à Mendoza lors de mon tour du monde.

    Dimanche à 15h, je montais donc dans un bus à Retiro, la grande station de « micro » de Buenos Aires. Aussitôt une étrange bouffée de nostalgie : revenir dans cette gare routière que j’avais parcourue en long, en large et en travers il y a deux ans, lors de mon périple argentin, me laissait l’esprit semi-flottant dans le souvenir de l’errance choisie (mi-fugue, mi-raison).

    DSCN8803.JPG

     

    4h de pampa à parcourir. Une étendue plate, des champs à perte de vue, une route toute droite. Le ciel mi-figue, mi-raisin, c’est l’été, le ciel oscille entre soleil et noir éclat des nuages. Je pense devant le paysage qui défile « où sont les vaches ? mais oui, où sont les vaches ? ». Je finis par faire l’hypothèse que la viande argentine est fabriquée dans des usines de cuisine moléculaire, et qu’elle ne provient en rien d’un animal à 4 pattes, broutant l’herbe fraîche.

     

     

    Au bout de 4h, Rosario se profile ; on rentre dans la ville là où sont installés les bidonvilles. Plus loin, quand le centre s’approche, je vois que Rosario ne manque pas de charme, de belles avenues ombragées et de belles maisons bien entretenues.

    DSCN8813.JPG

    Mateo m’a réservé un lit au Rosario Inn Hostel. Nous nous y retrouvons. C’est l’atardecer, le crépuscule. Après la violente pluie qui est tombée dans l’après-midi, le ciel n’est pas loin de s’enflammer dans un dernier soupir. On se promène dans la lumière rosée qui berce l’immense Parana.  Tandis que nous bavardons avec Mateo, je réalise que cette ville est déjà en train de poser sur moi son empreinte indélébile. Je me sens la fille du fleuve. Est-ce d’avoir grandi près du Clain ?!


    Une Quilmés, une pizza, tout plein de sujets de conversation pour compenser les 2 années qui viennent de s’écouler, encore une Stella un peu plus tard ; le goût des retrouvailles!

    con Mateo.JPG

     


    Lorsque je rentre à l’auberge de jeunesse, je discute un bon moment avec la Hollandaise qui dort dans le même dortoir que moi. Elle fait un tour du monde de 6 mois, nous échangeons sur cette expérience commune. Encore une fois, j’ai l’impression étrange et envoûtante de revenir 2 ans en arrière. Le temps n’est pas passé, en une seconde je suis en 2009, le temps se rétrécit, se confond.

    DSCN8834.JPG

     

    Le lendemain, quand je me réveille, Tanya est partie.

    Le temps est parfait pour une promenade matinale, je retourne marcher au bord du fleuve immense sur lequel passent des cargots gigantesques, certains chinois, où vont-ils ? quelles richessent draîne ainsi le Parana ? Je regarde les gens courir, les gens marcher, et les bancs vides ; dans un club de sport, un petit-déjeuner servi en extérieur met de la bonne humeur sur le fleuve. De grands immeubles modernes dominent le courant et les îles, 60 kms avant la ville d’en-face !

     

     

    DSCN8843.JPG

     


    En revenant vers le centre, je retrouve l’agitation tranquille de cette ville de province. Je passe devant la maison de naissance de Che Guevara. Ernesto, né rosarino un peu par hasard, n’y est pas resté bien longtemps. Quel contraste entre cette ville qui paraît riche et tranquille et la trajectoire bouillonnante et révolutionnaire du Che !

    DSCN8873.JPG


    J’ai souvent la tête en l’air avec des idées qui se bousculent dedans.


    J’aime le voyage. Décidément.

     



    PS : évidemment, j’aurais dû visiter Rosario avant. Depuis la 6e et l’initiation à l’espagnol, je répète sans cesse, « Me llamo Rosario » ; c’est le nom que m’avait donné la professeur, peut-être madame Destouches. Ce devait être un signe.


  • La raison du silence

    Quelques jours sans nouvelles... pour cause de déconnexion totale !

    Mercredi, je suis partie avec mon amie de Flor dans la maison de "campagne" de son oncle, située à une heure de route de Buenos Aires. Le lieu s'appelle Del Viso, en référence à monsieur Del Viso sans doute. La "campagne" en question ressemble à quelque chose proche du Far West, tel que je me l'imagine. Une seule route, la route 26, bordée de terre le plus souvent, et des commerces tout du long, ainsi que les indispensables arrêts de bus. On dirait que les gens vivent le long de la route. Aucun plan d'urbanisme, cela va de soi, les commerces, les usines, croissent ici comme des champignons, mais tout semble comme en suspens. Comme si on attendait que la vraie ville se construise, que les choses s'organisent. En attendant, on fait avec les moyens du bord, on marche dans la poussière.

    Avec Flor, nous finissons par descendre à un arrêt du bord de la route, on passe sous une arche, la grille est bientôt décadenassée puis recadenassée, le jardin nous attend, tout vert, la piscine toute bleue, et déjà l'odeur de l'asado (le barbecue).

    4 jours à ne rien faire : dormir, lire, se rafraîchir dans la piscine, bavarder, boire des matés, manger des chipas, caresser Porota la chienne, regarder des films qui délassent, oublier tout le reste !

    porota.JPG

    raison du silence.JPGtable.JPG

  • Cheveux au vent...

    isa-terrasse.JPG

  • Le poids des mots, le choc des photos...

    Aujourd'hui, un reportage photo sensationnel qui va révolutionner votre façon de voir le monde.

    Découvrez... notre terrasse sous la pluie !

    Attention, on y va, c'est >>> par ici (à partir de la 5e photo)