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  • Une partie de campagne… à San Antonio de Areco

    Il y a la version Maupassant avec la Marne, les hommes en canotier, les batifolages dans les fourrés, et il y a la version Güiraldes, avec la Pampa à perte de vue, les gauchos avec leur béret basque, … et les batifolages dans les fourrés (mais on ne vous en parlera pas !! jaja).

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    Pour échapper enfin, l’espace de quelques heures, de quelques jours, au constant bourdonnement de la ville et à la foule vertigineuse, nous sommes partis vendredi dernier pour San Antonio de Areco. 113 kms de route et au bout ce « village », terre consacrée du gaucho argentin, berceau de Don Segundo Sombra, un gaucho littéraire presque aussi mythique que Martin Fierro.

     

    Ce qu’on peut les bénir les jours fériés du mois de mai… ils permettent toutes les escapades ! Le 25 mai, l’Argentine fête le « premier gouvernement patriote », une sorte d’indépendance. Pour rendre hommage à la patrie argentine, il n’y avait rien de mieux que de se rendre dans les terres qui ont construit le héros solitaire argentin par excellence, le gaucho.
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    Evidemment, ce n’est pas en cheval que nous y sommes parvenus, mais en micro (bus moyenne et longue distance), et il faut le signaler, avec une ponctualité digne de l’ICE allemand ! Nous avons pris nos quartiers à l’estancia La Cinacina. Quitte à ne faire qu’une sortie tous les 9 mois, autant s’autoriser un peu de luxe ;-)

     

    Une immense propriété où paissent chevaux et lamas (3 pour être précis), et où le seul son qui puisse gêner est celui des oiseaux qui chantent à tout-va. Les rainettes, quant à elles, entonnent un étonnant concert nocturne dont on ne se lasse pas. Des petites voix de cristal, qui surgissent d’entre les roseaux.

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    Le doux bonheur de ne rien faire ou plutôt de ne faire que ce qui plaît : marcher, s’asseoir à une terrasse même s’il pleut, boire des verres dans une pulperia, s’allonger, écouter le silence, se promener à bicyclette, parler au peintre du cru (lui acheter un dessin !), rire, rire encore, se taire, regarder les nuages qui décidément ne défilent pas, attendre le soleil, et puis tant pis, accepter les nuages, avoir de la gadoue presque jusqu’au genou, manger un steak à se damner… Vivre le far west en vrai !!

     

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    Le vendredi soir, sur les indications de notre ami peintre Gasparini, nous sommes allés à une peña, une fête populaire organisée pour le 25 mai. Quelle ambiance ! Tous debout pour chanter l’hymne et ensuite tous debout pour tourner et virevolter sur des chacareras qui donnent le sourire, si large, que les dents en tomberaient ! Le lendemain, on y revient, c’est toujours la fête et on mange un bon locro pour respecter la tradition nationale.

     

    Envie d’une partie de campagne ? Hésiterez-vous encore entre la Pampa et la Marne ?!

     

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    >> voir toutes les photos de San Antonio de Areco

     

  • Entre art et protestation

    Ca y est, c'est officiel, l'automne est tombé sur l'Argentine. Cela fait 4 jours qu'il pleut !! 4 jours, un truc qui n'arrive jamais ici... Enfin, les rumeurs françaises parlent d'un climat tout autant vilain, et injustifié pour une fin de printemps ! Nous sommes donc quitte ;-)

    Ce WE, nous avons fait un long passage à Arte BA, la foire d'art contemporain de Buenos Aires (l'une des plus importantes d'Amérique latine, avec Mexico et Rio). L'occasion de prendre plein de photos bizarres, tout en reflets et jeux de lumières et miroirs.

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    Sinon, à Buenos Aires, la rue commence à vraiment s'inquiéter de cette foutue inflation et du ralentissement de l'économie. Pour arranger le tout, le personnel du métro qui demande déjà depuis plusieurs semaines des augmentations de salaires, fait une grève totale 2 à 3 jours par semaine, depuis la semaine dernière.

    Et là, je dis "que suerte !"... je travaille à la maison !

  • Big Bang à Buenos Aires...

    Ahlala, lecteur, j’ai décidément bien du mal à vous donner des nouvelles ces temps-ci !

    Pourtant j’en fais des choses ! Comme par exemple, le week-end dernier. C’était l’anniversaire de Manu. Après un samedi passé entre asado et bières ambrées dans bar obscur, nous avions quelques heures le dimanche pour déambuler, avant de recevoir sa famille pour le goûter (la « merienda » est une vraie tradition argentine !).

    Alors,  direction le Parque Centenario, où comme chaque week-end, avait lieu un concert de métal. Après avoir échangé quelques mots avec des amis métaleux, je propose à Manu d’aller acheter croissants et pains au chocolat dans une boulangerie française découverte il y a peu.
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    Ah la boulangerie de Franck Dauffouis Un petit bout de pain chocolat et ce sont toutes les saveurs de l’enfance (et même d’après)  qui éclatent dans les papilles !

     

    Enfin, nous n’y sommes pas encore. Car traversant le parc, notre regard est attiré par un attroupement visiblement excité. On s’approche, l’effet « aimant » de l’attroupement étant toujours efficace. Au centre d’un grand cercle constitué d’une centaine de personnes, on voit une cinquantaine de filles alignées sur plusieurs rangées et visiblement prêtes pour une chorégraphie. Ca crie et ça glousse pas mal dans l’assemblée féminine. Il y a quelques banderoles faites main, à la gloire d’un « truc » qui s’appelle Big Bang et qui semble être un groupe de pop asiatique, si l’on croit les photos collées dessus.

    Tout d’un coup, la musique se met en marche et la choré débute :  plutôt dance que pop, mouvements saccadés mais bien exécutés, cris de la foule en délire, « boum, shakalaka, boum, shakalaka »… On se regarde avec Manu un peu éberlués.  Visiblement, un phénomène de mode nous a échappé ! … et quel dommage, je n’avais pas mon appareil avec moi. Mais, une fois rentrés chez nous, nous découvrions ce clip fou-fou, qui vaut vraiment le détour, et pour notre culture personnelle, nous apprenions que Big Bang  fait partie de la Kpop, un courant musical coréen qui fait fureur en Asie… et visiblement de par le monde ! ooops, je ne suis vraiment plus à la page !

     

    Du coup, face à ma vieillitude avancée, il ne me restait plus qu’une chose à faire : aller manger mon petit au chocolat, et chantonner comme Joe Dassin, aïe-aïe-äie-aïe !

     

    >> pour les footeux, j'ai mis sur Chroniques de Buenos Aires un article sur David Trézéguet, qui fait des miracles à River Plate !

  • Message perso...

    Un grand bienvenue à Gabriel, qui évidemment sera un petit ange :-)

    Et hop, une berceuse d'un autre Gabriel ! (Fauré)

  • Buenos Aires côté culture

    La semaine a encore passé à une vitesse folle !

    Quelques petites nouvelles quand même. Un premier point climatique, je sais que cela vous turlupine ;-) Après une vague vraiment frisquette, où j’ai dû me réfugier chez mon chauffage vivant (il me pardonnera la métaphore !), tellement je me caillais dans mon appart, les températures clémentes sont revenues. Ce qui fait mon bonheur et celui de mes tongs, qui sont de nouveau de sortie ! Enfin, il ne fait "que" 20°, mais pour un automne, c’est bien agréable.

    Dimanche dernier, nous avions malgré tout bravé le froid et la grisaille pour nous engouffrer dans la Rural où se tenait le salon du livre. Un petit brunch avec un couple d’amis, chez Magdalena’s, nous avait permis d’être d’attaque pour affronter la foule et la cohue de la Feria. Comme l’année dernière au salon du livre de Paris, je trouve épatant de voir autant de gens, dans un événement qui célèbre le livre… Pas mort encore !

    Martin FierroCôté organisation, c’était assez bazardeux, et pour trouver les fictions dans un océan d’éditeurs de sciences sociales et de livres pour enfants, il fallait être balaise… enfin déterminé, quoi ! Au final, j’ai acheté des classiques latino : L’Amour au temps du choléra, Martin Fierro (le grand poème épique argentin), un recueil de poèmes de Mario Benedetti, un roman graphique américain Fun Home, et puis aussi un bouquin d’Alan Pauls (un auteur porteño). Je vous reparlerai peut-être ici de mes lectures ! Là, je viens de finir "Les particules élémentaires", et le moins qu’on puisse dire c’est que je ne suis pas enthousiaste. J’ai encore "Plateforme" à lire ; on verra si mon idée sur Michel Houellebecque évolue.

    Lundi et mardi étaient fériés, j’en ai profité pour glander et flâner, des disciplines dont je pourrais être médaillée aux prochains JO de Londres ! En même temps, je travaille comme une forgeronne le reste du temps, alors j’ai le droit, hein, de me reposer ?

    Mercredi soir, j’ai fait une nocturne du MALBA, le musée d’art contemporain de Buenos Aires, avec une amie. L’expo "Bye bye american pie" est vantée unanimement ; à travers 7 artistes, dont JM Basquait, Nan Goldin, ou encore Larry Clark, est présenté le revers du rêve américain, entre drogue, violence, conflits, politique corrompue… une sorte de descente aux enfers. L’œuvre finale, un "train" mécanique captive le regard autant qu’il répugne (c’est un point de vue subjectif évidemment).

    Leon Ferrari.JPGNous avons ensuite été voir l’autre expo, consacrée à l’artiste argentin Leon Ferrari. Avec deux volets "Brailles" et "Relectures de la bible", cette expo retient l’œil -pas aveugle-, à n’en pas douter. Des collages subversifs mêlent grandes peintures religieuses de la renaissance, estampes (très) érotiques japonaises et chinoises, missiles, F27 et parfois starlette dénudée… cela fuse devant le regard étonné et goguenard du spectateur ! Je ne sais pas si c’était l’objectif de Ferrari, mais on a bien ri !

    Ce dimanche, petite après-midi électorale avec un ami en perspective. Au premier tour des présidentielles, les Français d’Argentine, dont le taux de participation a été de 21% ! (je parie que les listes sont à revoir), ont voté en majorité pour Sarkozy…. Pas eu le nez très creux ?