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  • Un dimanche à Buenos Aires

    C’est un 25 septembre comme un autre, excepté un détail qui me rappelle que j’ai la tête à l’envers. Ce n’est pas l’automne qui étrenne ses feuilles mortes, mais le printemps qui fête ses bourgeons !

    Il fait un temps radieux aujourd’hui à Buenos Aires, et la chaleur qui s’invite, incite les Porteños à sortir profiter de leur ville, ses parcs, ses rues où les autos semblent avoir déserté.foule palermo.JPG

    Comme le bus que nous attendons semble avoir lui aussi décidé de partir en campagne prendre l’air, nous décidons d’aller vers Palermo à pied. Pour cet après-midi, nous voulons faire un tour à la Casa de la Cultura, située dans le quartier des ambassades. On déambule tranquillement, et quand nous arrivons à Plaza Armenia, cœur de Palermo, quartier touristique branché de Buenos Aires, nous entendons les flonflons d’une fête ; le parc au milieu de la place est bondé. En passant par Malabia, nous voyons un tas de stands, des caméras, un grand écran, et même Woody Allen, attablé  à la terrasse d’un café avec Steven Spielberg pendant qu’Einstein écrit le menu sur une ardoise !

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     On comprend vite qu’il s’agit d’une fête juive, mais ce n’est qu’en demandant à l’une des vendeuses sur un stand qu’on apprend qu’il s’agit de Rosh Ashanah, le nouvel An juif, qui est fêté ce dimanche (même si la date réelle est elle ce mercredi). On prend un falafel, des niches, et un strudel, et nous asseyons au milieu du parc, là sous les rayons du soleil. Tout le monde a un air amoureux avec ce temps printanier et cette ambiance festive. Un pote guitariste de Manu que l’on croise nous apprend qu’un concert de musique klezmer a lieu dans la soirée. Parmi les groupes, s’apprête à jouer Partouzalem ! (manquent pas d’humour ces Argentins ;-)rue.JPG

     

    Nous continuons vers la Casa de la Cultura, il y a encore un bon paquet de « cuadras » à marcher, il faut dépasser Libertador. Lorsque nous finissons par trouver la maison, on se dit qu’elle porte un nom un peu pompeux par rapport à ce qu’elle propose ! Deux petites expositions parcourues en à peine 20 minutes !

    En sortant, un son de cornemuse retient notre attention. Nous marchons dans sa direction ; la musique vient de la place de la république du Chili. Et finalement, nous découvrons médusés tout un groupe de musique celtique en répétition ; 15 cornemuses en action, plusieurs tambours, et même des danseuses, qui de toute évidence répètent un spectacle. Pendant 1 heure, nous les regardons et surtout les écoutons, avouons qu’entendre autant de cornemuses délivrer leur mélopée envoûtante sous le ciel argentin a un côté bien décalé ! D’autant plus que le chef du « chœur » avec sa barbe rousse, son ventre bedonnant, son allure de rugbyman écossais à la retraite et sa voix bourrue qui scande en anglais des ordres de marche autoritaire, ressemble à un naufragé en hémisphère sud !

    Avant de poursuivre notre flânerie du dimanche, nous les applaudissons à tout rompre. Et puis, comme on se retrouve quelques mètres plus loin devant le musée des arts décoratifs, je propose à Manu d’y entrer. Ce « manoir » de style français a été construit au début du XXe s. par l’une des familles les plus influentes de Buenos Aires, les Alvear Errazuriz. On découvre le quotidien d’une riche famille porteña, passionnée par les arts et le mobilier du Vieux Monde. Devant un Rodin, un Fragonard, un Monet, et devant toute une collection de mobilier français, j’embête Manu en lui répétant à satiété que vraiment la France est un berceau des arts sans pareil (un peu de fanfaronnerie patriotique, cela soigne le mal du pays ;-)). Quand nous sortons du musée, nous sommes sur les rotules, il est temps de laisser le soleil de fin de journée nous emmener avec lui jusqu’au lit !

     

  • Bienvenido en mi barrio !

     

    Bienvenido en mi barrio !

     

    Tout juste 15 jours que je suis arrivée à Buenos Aires.
    Sans certitude aucune, sinon celle de vouloir tenter une « aventure » argentine, en ayant le sentiment que c’est le moment qui convient pour se lancer là-dedans, dans ce truc bizarre où tout peut arriver, l’extase ou la déception, la joie ou les tracas, la magie ou la dés-illusion.

     

    Je ne suis pas sûre d’avoir pris correctement la mesure que ce changement pourrait opérer sur moi.

     

    Au cours de cette période d’installation/ déménagement/ aménagement, j’ai traversé une sorte de période de brouillard, pas de boussole, des idées qui fusent tous azimuts et parfois n’atteignent que le vide !, heureusement une épaule pour me poser dans les moments de vertige.
    S’éloigner des siens n’a rien d’anodin, même si ces câbles qui passent sous l’Atlantique nous relient de manière permanente, vive l’ultra connexion !
    S’installer dans un quotidien étranger n’a rien à voir avec le voyage, n’a rien à voir non plus avec le fait de vivre une parenthèse (une année d’études par exemple), c’est essayer de se projeter dans une vie qui n’est pas la nôtre, je veux dire celle dans laquelle on a baigné jusque-là. C’est accepter la rupture, accepter la différence aussi radicale soit-elle.
    Choisir de vivre là maintenant à deux, ça aussi, c’est un pari fou.

     

    Cela fait 15 jours que je n’ai pas croisé l’ombre d’un Français. Je suis immergée en terre argentine ! Parfois ma langue me manque.

     

    Je vais pour le moment tout laisser de côté (je vais essayer !), mes habitudes, ma manière de vivre profondément européenne (ne pas s’y tromper, l’Argentine peut se revendiquer européenne, mais son contexte politico-socio-économique est bel et bien latino-américain !), et puis aussi parfois mes folles exigences.

     

    Vivre au jour le jour, jusqu’à ce que le jour se fasse :-)

     

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