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  • Immuable ?

    Pour 2010, je vous souhaite :

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    Du dissemblant, du pas pareil, des coincidences, 32 merveilles, un chien de faience, des revolutions, changement de cadence, construire des ponts, jamais le meme, et des resolutions tenues pour de bon, une parole une seule, du bleu, du reve, du vert, des voeux, des arc-en-ciel!, dans l'air, le ciel, sur du papier, du carton, des nuances, des camaieux, des variations... Goldberg, une montagne d'or! De la musique, confiance, des airs, des violons!

    Et soigner, entretenir, proteger, tout ce que dans vos vies il y a de bon!

     

     

  • New York, de la 5e Avenue au Brooklyn Bridge, en passant par 5 Pointz


    Je ne me lasserai jamais de New York, son architecture, ses parcs, ses bars et restos, sa vie incomparable.

    Retrouvez dans l'album photo Lovely City toutes mes photos de la 5e avenue, de l'Empire State Building, du Rockfeller Center, de l'Iron building, de Central Park sous la neige, du plus méconnu Prospect Park, du 5 Pointz dans le Queens, de l'inévitable Brooklyn Bridge, et tant d'autres encore !

    New York Night and Day !

  • Un conte de Noel

    Le chat persan sur un tapis en leopard

    Ronronner est un luxe si precieux, pense bien fort le tuyau de chauffage, avant de s'emberlificoter dans un virage ardu et de cracher une fumee indue juste la dans mon visage rougi. La fumee sort par l'oreille gauche (entree par le nez), juste le temps d'un nettoyage de cerveau, du coup tout est propre et bien lave: les vaisseaux, les idees, la memoire, recurres. Un champ de neige immacule, avec les cheveux qui viennent y plonger leurs racines, foret inouie, doux branchages qui se balancent. Dans la cornee petrifiee, un oignon en spirale et c'est un defaut car on n'a jamais vu d'oignon en spirale, pourtant celui-la tourne tant et si bien qu'il remonte sur la pupille soudain rose. La porte se ferme.

    Combien de fois par jour vois-je midi a ma porte ? Trop. Trop car je ne profite pas de 15h, ni de 20h ou minuit. Je vais me decider a voir midi a d'autres portes et decouvrir d'autres heures sur mon propre seuil.

    Aujourd'hui je sors le chat sans lui mettre de laisse mais du velours sous ses coussinets. Je n'oublie pas ma main de fer, celle de l'hiver quand il y a des reves a forger, car indubitablement la main de fer manie mieux l'enclume et le marteau, question de familiarite. Comme le chat souvent me griffe, je dois negocier avec le pharmacien du coin l'achat de momies (il me donne leurs bandages), c'est un business difficile car il faut d'abord les voler dans les musees, heureusement mon pharmacien prend des cours de karate, ca lui permet d'eviter les balles.

    Ah mais tiens, je vois soudain dans la rue que c'est Noel. Les semaphores ont ete remplaces par des sapins et des policiers en pere noel changent regulierement les couleurs des boules. C'est joli! Je pars vite acheter a la boucherie une peau de leopard que je fais emballer dans un papier de recuperation (une feuille d'impot je crois), voila qui fera pour mon chat une belle surprise.

    Au retour comme convenu, je vais voir midi a d'autres portes, des voisins, des amis; pour Noel on s'offre des bises dans des gros paquets, un meme m'offre un lapin fluorescent qui fait boite a musique si on caresse son nez. Avec tout ca, j'ai oublie de forger. Au signal, mon chat m'apporte l'enclume, d'ordinaire il la porte sur son dos, mais aujourd'hui il a trouve une telecommande qui fonctionne meme de pres (il repart ensuite s'allonger sur le tapis en leopard. Il adore).

    Je prends une pate a tarte, une danseuse en platre, des perles de verre, un couteau suisse (mais j'enleve le tire-bouchon), un air de Gershwin, un bandage d'avance et un portrait de Leonard de Vinci. En 3 coups de marteau sur l'enclume, c'est fait: des reves tellement chouettes que j'aimerais les garder, mais non, a mon plafond, il y a des marguerites car il ne faut jamais attendre et toujours donner.

    Joyeux Noel :-)

    IL, Yaffa Cafe, 13h30, St Marks Place, NYC

     

     

     

     

     

  • I had a dream

    Je vendrais mon ame pour posseder un nuage moelleux au-dessus de New York. Je pourrais voir d'en haut le ballet incessant des taxis jaunes, comme des boutons d'or montes sur des roulettes. Et quand le soleil se reflete dans Central Park sur le Reservoir et les lacs a m'aveugler mais qu'importe, et glisser ensuite le long de l'Hudson vers le Sud puis remonter l'East River. Je descendrais parfois d'altitude pour froler les buildings et regarder les details que de soucieux architectes ont place tout en haut a une centaine de metres du sol, juste pour des comme moi, des voyageurs de nuage, des nuageurs... Pour rire, je viendrais transpercer mon nuage a la fleche du Chrysler, a l'antenne de l'Empire State, il pleuvra juste quelques gouttes sur 6 passants incredules. La nuit au-dessus de Broadway, je m'arreterais des heures fixant le scintillement irreel des panneaux publicitaires, ah Times square, je suis sure qu'en tendant l'oreille, je capterais quelques notes de musicals. Cacophonie envoutante, hypnotisee, j'entendrais aussi tous les rires des passants et le crepitement des appareils photos. J'aurais la meilleure place les soirs de tempete de neige et j'aurais le droit de me joindre au choeur, cracher a mon tour un grand souffle blanc pour faire croire que la ville est immaculee. Je regarderais la ville, je regarderais les ponts, les arbres, j'ecouterais remontant dans l'air chaud des airs sacres, des sacres airs de jazz, des conversations animees, des brouhahas, parfois des insultes, nulle ville n'est parfaitement civilisee, j'entendrais aussi des mots tendres, et je verrais un bouillonnement d'idees en fusion, la ville qui tend ses pensees vers le ciel. Je serais au-dessus de la melee, mais je crois qu'in fine, j'aimerais m'y meler.

  • une “Fenetre ouverte” sur le Machu Picchu...

    Des nouvelles de Daphné !

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    Passage oblige de tout voyageur au Perou, j’avoue au debut avoir hesite: il y a des dizaines de  sites incas dans la Vallee Sacree, autour de Cuzco (ancienne capitale du royaume inca): des sites plus accessibles, moins touristiques et moins chers que le Machu Picchu. Cependant, les temoignages des autres voyageurs et la curiosite l’ont vite emporte: voici donc mon experience du Machu Picchu.

    Car aller “seule” (sans tour organise) au Machu Picchu est bien une experience…  D’abord, aller a l’office du tourisme de Cuzco pour y recueillir les infos utiles et completer celles du guide. Voici les explications:

    -         La seule voie d’acces au Machu Picchu est le train, jusqu’a Agua Calientes, ou il faut passer la nuit pour prendre le bus tot le matin pour visiter le site.

    -         Il faut acheter son billet de train quelques jours avant, aupres de Perurail, compagnie privee ayant le monopole du chemin de fer peruvien et appartenant au groupe de voyages de luxe “Orient Express” (qui a dit que le tourisme profitait au pays visite?)

    -         Les billets de train doivent etre achetes a la gare, mais pas a celle d’ou part le train pour le Machu Picchu, non,  a l autre gare de Cuzco…

    -         Le billet de train coute entre 48 et 334 dollars (selon la classe de train) pour un aller simple Cuzco – Agua Calientes, pour 4  heures de train, pour 115 kilometres… une des lignes les plus cheres du monde (et une des plus lentes?)

    -         Le train retour ne va pas jusqu’a Cuzco mais s’arrete a Poroy, d’ou il faut prendre un taxi pour revenir a Cuzco, non compris dans le billet de train pourtant vendu “jusqu’a Cuzco”

    -         Il est enfin recommande d’acheter en avance le billet d’entree pour le Machu Picchu,  a l’Institut National de la Culture a Cuzco

     

    Bon, je  pars donc faire ces differents achats: une matinee m’est necessaire (aller en taxi jusqu’a la gare , faire la queue, acheter les billets, revenir au centre ville…). Je passe sur le fait que j’ai bien attendu plus d’une heure au guichet de la gare, les benefices de Perurail n’allant visiblement pas a l’emploi… (deux guichets ouverts sur six).

    Vendredi soir, je suis prete… j ai l impression de partir un peu en expedition: ai je bien tous les tickets? Ai je bien prevu assez d argent? Dois je prendre mon  passeport?...

     

    Samedi matin, depart donc!   Tout se passe comme prevu, j’arrive a Agua Calientes a 21 heures, après avoir pris le train.  La, je trouve un hotel, je mange rapidement (un menu franchement pas terrible qui va me laisser quelques souvenirs gastriques le lendemain matin…),  je prends une douche ( a l’eau froide contrairement aux promesses de l hotel…) et dodo! Car… lever a 3h45 du matin!!! Objectif: etre parmi les premiers pour acheter les billets de bus pour prendre le premier bus qui va au Machu Picchu (ouverture du site: 6 heures du matin). Pourquoi si tot? Pour pouvoir escalader le Huana Picchu, reserve aux 400 premiers arrives, et d’ou la vue sur le Machu Picchu est parait-il splendide…

     

    J’arrive effectivement la premiere devant le bureau de vente des billets de bus (il est 4h15); la covoyageuse rencontree dans le train part elle faire la queue pour prendre le bus (car on achete des tickets pour n’importe quel bus, il faut donc etre deux: une qui attend pour acheter les billets, l’autre qui attend pour prendre le premier bus...). Mission reussie: on monte les premieres dans le premier bus, on arrive a  l’ouverture du site et j’ai acces au Huana Picchu ! (Merci a Franzeska pour le partage des taches dans les files d attente…), 40e sur 400, pas mal, non?

     

    nachu.JPGMais de la, l’aventure continue: j’arrive sur le site, pas d indications!!! Mais ou est le chemin pour le Huana Picchu? Il est 6h, j’ai un plan mais bon… finalement a 7h, j’arrive au debut du chemin… 35 minutes de montee raide (300 m  de denivele), quelques  pas d’escalade et ca y est!! Je suis en haut du Huana Picchu… avec effectivement la vue sur le Machu Picchu, embrume… ben oui, il est trop tot!!! Alors, comme les autres touristes, j attends… et j entends les commentaires de certains francais visiblement en pleine forme: “ah put..  c’est quand meme quelque chose ces incas, c est pas comme les espagnols qui ont tout detruit en arrivant en Amerique du Sud” (petite precision, que je ne peux m’empecher de partager avec mes compatriotes:  les incas aussi se sont imposes par la force et fonctionnaient selon un systeme  tres  hierarchise, voire oppressant, si bien que les populations indigenes ont soutenu les espagnols lors de leur arrivee… ). Deuxieme commentaire entendu: “trop de la balle, et les gars je fais peter le joint, qui en veut, c’est ma tournee!!”

     

    Et pourtant… la brume se dissipe, chacun trouve son coin de rocher et la magie opere… la vue est spectaculaire, les ruines se detachent sur un ensemble de forets verdoyantes et de montagnes majestueuses, la solennite et la  serennite du lieu sont bien la… Puis je redescends, emue, et prends plaisir a me perdre dans ces ruines, a chercher les quartiers d habitation, ceux industriels, le palais royal, le quartier religieux, les terrasses agricoles et l intiwatana (“lieu ou l on attache le soleil”). On ne peut etre que fasciner par les systemes d’irrigation, de construction et la volonte farouche de se rapprocher des cieux, des dieux, “toujours plus haut”…

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    Je recommande donc vivement le Machu Picchu… pourtant, je ne peux m’empecher de m’interroger sur  sa “valeur”: l’aurais je moins apprecie si son acces (en terme de cout, de distance, de temps) avait ete plus facile? Entre sa “valeur” indeniable (historique, geographique, scientifique, culturelle) et sa “mise en valeur” (l exploitation des transports, son cout, sa reputation…), ou est le curseur? Moi qui voulais etre une voyageuse un tant soit peu “independante”, je n’ai finalement ete qu’une ”consommatrice de tourisme ordinaire”; ordinaire oui, mais comblee!

     

    Daphne