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parcs san juan

  • Ischigualasto et Talampaya

    Partis depuis la ville de San Juan, nous avons parcouru en tout plus de 1800 kms sur des routes la plupart du temps sublimes, très représentatives des grands espaces argentins. La particularité du Nord-Ouest, au pied de la Cordillère des Andes est d’être extrêmement aride. Très peu de forêts (sauf dans la Valle Fertil, à l’est de San Juan), et beaucoup de végétation d’arbustes résistants. Au cours de notre périple, nous sommes grimpés jusqu’à 4300 mètres d’altitude (Laguna Brava) et avons pu admirer une Sierra isolée incroyable, la Famatina, qui culmine à plus de 6500 mètres.

    Ce qui fait la réputation de San Juan et la Rioja, ce sont particulièrement ces parcs :

    • Ischigualasto (ou Vallée de la Lune), côté San Juan
    • Talampaya, côté La Rioja

    Ils ne sont distants que de 100 kms, et de fait ils appartiennent au même ensemble géologique. Cet immense territoire surgi durant la période Triasique (ère mézozoïque, il y 250 millions d’années) est connu pour les squelettes de dinosaures que l’on y a trouvés. Mais au-delà, on vient surtout y admirer les paysages incroyables que la nature y a sculptés depuis… un bon petit moment donc !

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    A Ischigualasto, on est frappé par les vision désertiques, les roches pleines de cuivre, de souffre, d’argile, et par les formations étranges liées à l’érosion : le sous-marin, le champignon ou encore le sphynx. Difficile d’imaginer qu’il y a des millions d’années se trouvaient là de gigantesques lacs. L’immense cordon rocheux rougeoyant qui sépare Ischigualasto de Talampaya est à découvrir à la tombée du soleil, quand les couleurs semblent sursaturées !

     

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    Après avoir visité la Vallée de la Lune, nous avons dormi à Pagancillo, un tout petit village qui profite de sa proximité avec Talampaya. Quelques cabañas y ont éclos ; nous avons atterri dans l’une d’elles, recommandée par un gars en charge du contrôle phyto-sanitaire sur la route (à la frontière de San Juan et la Rioja). De fait, il ne nous a pas demandé si on avait des fruits, mais juste dit qu’il fallait dormir à tel endroit à Pagancillo ! Le soir, nous avons mangé dans un petit resto bien rustique face à l’église du village : les meilleures empanadas que nous ayons jamais mangées !!

    Dire que la cabaña était chouette serait un doux mensonge (des toiles d’araignée partout, de la vaisselle sale, … !), mais pour une nuit, elle a bien fait l’affaire !

    Le lendemain, nous avons parcouru l’incroyable route menant à la Cuesta de Miranda (un col à près de 3000 mètre d’altitude). Juste après Pagancillo, la route a été construite au milieu de formations rocheuses sublimes, là aussi pleines de fer, donc d’un rouge éblouissant. Et puis des strates incroyables, des mouvements de roches qui se tordent, qui se dressent, qui s’extirpent… On ne croise aucune voiture sur la route, car théoriquement elle est fermée pour travaux (à partir de ce jour-même) ! On a bien fait de s’y aventurer, car les légendaires retards argentins semblaient encore avoir sévi.

     

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    Dans toute la zone de San Juan et La Rioja, nous rencontrons beaucoup de villages ou lieu-dit quasi abandonnées. Les maisons en adobe restent les témoins d’un temps passé…  Ceux qui restent vivre ici doivent avoir un goût profond de la solitude.

    Dans l’après-midi, nous arrivons au parc de Talampaya. Nous pestons comme des damnés sur le prix prohibitif… 400 pesos l’entrée pour un tour de 2H (soit près de 40 euros au taux officiel), c’est du vol organisé ! Un panneau essaie bien d’expliquer les différents coûts couverts par ce prix, mais personne n’est dupe. Encore une fois, on se dit qu’un politique bien véreux a dû être très arrosé pour octroyer la concession du parc à une entreprise privée qui y pratique ce genre de tarifs. Et les familles argentines avec des enfants, elles font comment, hein ??

     

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    Au final, Igor et moi sommes les 2 derniers clients ce jour-là, alors nous avons droit à une visite très privée ! Ce qui frappe à Talampaya, c’est le magnifique canyon de 150 mètres de haut. On y trouve aussi des pétroglypes attribués à la tribu des Diaguitas qui a longtemps dominé une vaste zone du Nord de l’Argentine (jusqu’à Cordoba). Plus loin, d’autres formations insolites, telles que Le Moine, le jeu d’échecs, complètent la visite au soleil tombant.

     

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    Sierra Famatina