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  • Samedi bobo à Buenos Aires...

    Samedi dernier, tout gris, jour de pluie, quoi de mieux à faire que d'aller... bruncher ?

    Maintenant que j'ai déménagé, faisant le méga grand écart entre le sud et le nord de Buenos Aires, je me suis dit que ça serait sympa de profiter des endroits branchouilles de mon nouveau quartier (very, very hipe).

    L'endroit tendance en question ne vous sera peut-être pas complètement inconnu...

    Bienvenue au pain quotidien.JPG

     

    Ambiance médiévale pain quotidien.JPG

    Eh oui, le Pain Quotidien fait un carton à Buenos Aires !

    Et parce que la pluie n'incitait à rien d'autre, nous avons filé droit au ciné voir le dernier Ricardo Darin, intitulé Septimo, sans doute pas le film de l'année, mais qui se laissait quand même regarder.

    Le week-end a ensuite vite filé entre anniversaire-boliche et repos royal, le dimanche... et mine de rien, le prochain WE est déjà demain !

  • Sol Santafesino

    Sortir de Buenos Aires.
    Fuir la ville tentaculaire.

    Laisser pour un instant, pour un instant seulement, les trottoirs trop parcourus, les pavés déglingués, les colectivos en roue libre, les cancans nocturnes, les néons de Corrientes, la vie bruissante de Palermo & cie.

     

    Partir au vert.
    Voir les autres couleurs de l’hiver.

    700 kms à peine, la nuit, une épopée en bus. Elle se dresse, silencieuse, au bout de son allée de cèdres et d’eucalyptus. Santa Catalina. Son jardin planté d’orangers, de citronniers, de cactus et d’avocatiers. Des oiseaux chantent. Des milliers. Ils viennent du fleuve, là-bas, juste de l’autre côté. Au pied de l’estancia séculaire, il court, il glisse, le fleuve San Javier. Delta du Parana. De l’eau et des îles à perte de vue : à 15 kms il faut imaginer en songe, l’autre province, Entre Rios.

    Seuls face au fleuve pour 4 jours, à sentir le soleil, la peau émoustillée, fouler l’herbe, titiller le poisson doré qui se cache au fond de l’eau, observer le cardinal, appeler le veau à peine arrivé sur l’île que la crue récente a rendue apparente. Au village, Santa Rosa, on fête la Sainte patronne ; une escapade pour voir les gauchos défiler (mais aussi toutes les écoles, le camion-poubelle !, et pour clore la marche, une fois les bourrins passés… les « indigènes ». Parfum de scandale quand même ; quelle est la place des Indigènes dans la société argentine ? La fin de peloton, toujours).
    Le  soir, le folklore et la cumbia résonnent, tandis que l’on part retrouver le silence envoûtant de Santa Catalina.

     

    Se lever tôt, mais pas trop. C’est l’hiver.
    A 7h, lentement, profiter de l’ « amanecer ».

    Le soleil se lève sur le delta du Parana. Soleil aux couleurs incendiaires. Départ pour les îles. Journée de pêche. La nature vierge enchante. A 3, ils réussissent en 4h à pêcher à peine une dizaine de poissons dorés (pêche durable…). Sur l’île sauvage, nous avons posé une petite table ; préparé le feu. Bientôt le poisson tout frais glisse dans nos gosiers. Délices du repas auto-procuré !

    Les heures passent, encore quelques cannes usées, mais le poisson se faufile, se fait rebelle. A 19h, le soleil est déjà tombé et l’on repart. La lumière s’éteint sur le fleuve, du rose émaille le bleu profond. Les arbres nus jouent les acteurs de ce spectacle hypnotisant. Des vols de canard, de grues, dans les buissons le long du fleuve, des lucioles par centaines ouvrent la voie. Sur la barque du retour, le vent est frais, encore une fois le silence roi. Paz…

    Santa Fe, santa catalina, santa rosa de calchines, delta du parana, pêche Argentine

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    © photos : Isabelle Laumonier

  • Au revoir grand-mère...

     

    Grand-mère.JPG

     

    Puisqu’un jour tout est accompli,
    puisque l’on a connu des heurs toute la gamme,
    puisque l'on a, et reçu, et donné,
    puisque l’on a bien goûté le vin de la vie,

     

    Alors sans regret,

     

    La nuit peut arriver. 

  • Retour à Buenos Aires, pas de répit !

    Je me fais bien absente sur le blog, me dit Maman; elle n'a pas tort !
    C'est  que depuis mon retour à Buenos Aires, je ne sais plus comment trouver les minutes libres suffisantes pour me consacrer à mes petites chroniques voyageuses... 

    La faute au travail, à la recherche d'appart, aux heures infinies passées dans les transports, et peut-être aussi à un poil de paresse ?

    Rechercher un appartement à Buenos Aires est devenu une aventure épique ! Aujourd'hui, avec un tiers de mon salaire, je peux à peine me payer une chambre décente dans une coloc... L'autre jour, j'ai visité une chambre dans une maison sur le point de tomber en ruine, la cuisine était parcourue par les vents, les peintures devaient avoir un siècle de vie, et la salle de bain était un réduit infâme à partager avec quelques mâles peu épris de propreté. Hier, rebelote, certes la maison était en bon état, mais il fallait partager une douche avec 6 autres personnes, et la chambre était si nue qu'on se serait cru dans une cellule monastique... 

    C'est qu'en 3 mois d'absence, les prix ont encore flambé ! La confiance dans le peso argentin est au plus bas. Certains propriétaires ne veulent être payés qu'en dollars, alors même qu'il est quasi-impossible d'en trouver. Le billet vert vaut de l'or ! L'euro lui-même frôle les 12 pesos au marché noir (qui de fait, est considéré comme le marché officiel...). 

    Bref, il faut être motivé ces temps-ci pour vivre et travailler en Argentine (avec un salaire argentin, je veux dire... les expats payés en euros ou dollars sont eux les rois du pétrole, s'ils changent dans les cuevas). 

    Malgré tout, Buenos Aires recèle encore de ces trésors habituels : son soleil inébranlable, son ambiance festive (bien sûr entachée de quelques "puteadas", des salves d'insultes et de gros mots, au sujet de tout et de rien : du boludo, qui traverse quand il ne faut; du pelotudo, qui te grille la politesse dans la queue du bus; du hijo de puta qui a encore essayé de t'arnaquer,  aux politicos de mierda...), ses puteadas qui nous font quand même marrer, ses concerts gratos, et ses gens, nuestros porteños queridos... 

    Je vous livre quelques photos, pot-pourri du mois d'août : du street art de Buenos Aires (Poder latino !), la queue interminable à l'expo Yayoi Kusama au Malba, le jardin japonais, une après-midi de milonga à la Usina del Arte, un crépuscule porteño, une casa de choripan....

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     © photos : Isabelle Laumonier