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Uruguay nonchalance - Page 3

  • Avec Mymy en Uruguay, épisode 1

    Nous sommes parties de l’autre côté du fleuve. À 50 kms sur l’autre rive : l’Uruguay. Rio de la Plata, aussi large que la mer, aussi peu chargé d’argent que son nom l’insinuait. Fleuve de limon, fleuve de dictature, fleuve de séparation entre deux pays cousins, l’un démesuré, l’autre en mouchoir de poche.

    À bord d’un bateau Colonia Express, nous atteignons en 1h, la jolie ville de Colonia que nous n’avons pas le temps de visiter. Notre bus de liaison vers Montevideo nous attend. Pied de guerre ! Correspondance sans attente ! En route vers la capitale uruguayenne.

    Nous traversons des paysages verdoyants et vallonnés, où les vaches paissent tranquillement sans se soucier ni des bus qui passent, ni de leur nationalité, parlent-elles le castillan avec le « ch », nous ne le saurons pas, elles ne feront que nous émerveiller avec leur belle robe brune et leur tête blanche, qui parfois nous s’emplira de curiosité, surtout lorsqu’elles nous verront chanter à tue-tête sur le chemin de retour vers Valizas après notre folle épopée à Cabo Polonio. 

    2h de route et nous atteignons les faubourgs de Montevideo. Nous posons le pied à Tres Cruces, la gare routière, avant d’attraper un taxi qui nous dépose chez Carla et Eduardo, qui gèrent une B&B bien nommée « Una noche mas », et de fait nous y demanderons une nuit de plus, mais c’est encore prendre de l’avance sur le récit.

    Carla nous accueille de sa petite voix pleine de « corazones », « amores », et sans doute aussi de quelques « lindas », « queridas »… Son abrazo est profondément sincère, elle a dans son cœur de la place pour tout le monde ! Nous avons une petite chambre tranquille, et surtout pour cette première nuit, nous sommes seules à la maison, Carla a du temps pour bavarder avec nous.

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    Quelques conseils sur les lieux pour sortir, se promener, et nous sommes en route. Nous partons vers le Rodelu, recommandé par notre adorable hôte perchée. Frabrisio au service nous lance des œillades irrésistibles, qu’est-ce que c’est que ce beau gosse ? Sont-ils tous comme ça à Montevideo ? Faut-il déménager sur le champ ? (ne nous emballons pas), et nous sert le combo classique pizza + faina sur temps radieux. Nous ne réussirons pas à le revoir, zut, flûte ? Enfin, ce Casanova a bien dû pleurer de perdre notre trace sans fausse modestie bien sûr.

    Nous marchons sur les ramblas en direction de la vieille ville. Quelle douceur de vivre, est-ce le fleuve ? Est-ce la mer ? répéterai-je à l’envi, mais peu importe c’est bien l’eau qui borde la ville, qui lui chante des berceuses…

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    Nous arrivons bientôt sur la 18 de Julio, l’avenue principale toute pimpante, bordée d’immeubles Belle Époque, une version uruguayenne de l’Avenida de Mayo. Sur la place de l’Indépendance nous attend la statue équestre d’Artigas (père fondateur du pays) et le Palacio Salvo, jumeau du Barolo de Buenos Aires. Il fait tellement beau.

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    Le charme provincial de Montevideo est en complet décalage avec l’activité folle de Buenos Aires, son bruit, sa foule, sa folie. Peut-être y frôle-t-on parfois l’ennui, mais pour l’instant peu nous importe. Nous traversons toutes les places arborées. Sur quelques terrasses des verres se boivent comme c’est agréable cette fin de journée printanière.

    Arrivées au bout de la vieille ville, quelques rues semblent à l’abandon et plus ou moins bien famées, nous atteignons une autre rambla. Des pêcheurs, des buveurs de maté, des pêcheurs-buveurs de maté, qu’y-a-t-il de mieux à faire quand le crépuscule ne parle que de « carpe diem ».

    Pêcheurs Rambla Montevideo.JPG

    Nous cherchons le Fun-Fun, pour y boire un verre, mais Alfredo nous dit qu’il est trop tôt, le Fun-Fun est fermé ! Peu importe, nous irons manger près de notre hébergement. Carla nous a parlé d’une parilla, le Tigre. Nous avons quelque mal à le trouver, heureusement un capitaine de marine à la retraite nous vient en aide. Ce vieux loup de mer à la barbe blanche se propose même de nous accompagner jusqu’à la porte du restaurant ! Il nous accompagne de sa démarche un peu vacillante et de ses bons mots, car il faut rire n’est-ce pas ?!

    Nous découvrons le chivito, plat national (un hamburger quoi), puis allons retrouver notre lit.

    Uruguay, jour 1, tu nous séduis.

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